29 mars 2009
Contre-Grenelle 2
Nous nous retrouverons à Lyon le 2 mai 2009 pour dire trois fois NON.
NON au bradage de l’écologie politique sous couvert d’une ouverture aux écologistes de marché.
NON aux capitulards du développement durable même maquillés en défenseurs d’une nouvelle régulation capitaliste.
NON
aux tartufes de l’écologie médiatique qui pillent le vocabulaire de la
décroissance et de l’antiproductivisme sans jamais parler une seule
fois d’anticapitalisme.
Nous nous retrouverons à Lyon le 2 mai 2009 pour dire trois fois OUI.
OUI à un autre partage du gâteau : la première des décroissances doit être celle des
inégalités.
OUI
à un vrai débat démocratique dans la clarté : on ne changera pas le
monde dans la confusion idéologique et avec comme partenaires les
grandes transnationales.
OUI à une autre Europe démocratique où chaque pays soit capable de relocaliser ses activités économiques.
PROGRAMME
Matinée (9h30-12h)
9 h 30 - Introduction : Paul Ariès (Le Sarkophage)
- Démontage du capitalisme de Nicolas Sarkozy et du
productivisme de la gauche : Yannis Youlountas (philosophe)
- Le vrai visage de Cohn-Bendit : Sophie Divry (La Décroissance)
- L’idéologie nucléaire : Cédric Lucas du Réseau Sortir du nucléaire
Pause musicale par François Gaillard
10 h 30
- La santé en danger : Catherine Levraud (médecin)
- Marketing, commerce et hyperconsommation : Véronique Gallais (Action Consommation)
- La civilisation de la voiture : Gilbert Dumas (enseignant)
- Les pièges de la monnaie carbone : Aurélien Bernier (altermondialiste)
Midi : Une assiette paysanne (7,20 euros) est proposé par la ferme des sources (Confédération Paysanne d'Isère)
Tables de presse...
Après-midi (14-17h)
14 h - Des organismes génétiquement modifiés aux humains génétiquement modifiés : Philippe Godard (écrivain)
Quelles alternatives au capitalisme vert ?
- Laure Pascarel (Utopia)
- Philippe Corcuff (Nouveau Parti anticapitaliste)
- Vincent Cheynet (La Décroissance)
Pause musicale
15 h 15 - Synthèse des questions ouvertes par la salle
- Maurice Charrier (maire de Vaulx-en-Velin)
- Corinne Morel-Darleux (Parti de gauche)
16 h 15 - Conclusion : Paul Ariès
Mini-concert
17h : FIN
Lieu : Salle Victor-Hugo, 33 rue Bossuet, Lyon 6e, métro Masséna.
Entrée : 3 euros
Réservation : en envoyant un chèque et une enveloppe timbrée à votre nom
à Casseurs de pub, 11 place Croix-Paquet 69001 LYON
A ne pas manquer si vous avez loupé la 1ère édition...
Voilà de quoi vous convaincre!!
Contre grenelle 2
envoyé par mattlouf
08 janvier 2009
Un appel « pour des listes décroissance aux européennes de 2009 »
Différentes personnalités viennent de lancer un appel pour la présence
de listes décroissance pour les élections européennes de juin 2009. En voici le texte :
Nous ne sommes pas dupes : le “développement durable” ou “le capitalisme vert” promus, par exemple, lors du “Grenelle de l’environnement”, ne sont qu’une façon de relancer la fuite en avant dans la croissance infinie. Portée par la liste de Daniel Cohn-Bendit, la version ultra-light de la « décroissance » prônant de “scinder les flux entre la croissance économique et la croissance des flux de matière et énergétique” est une ultime escroquerie destinée à vider la décroissance de son sens politique et à récupérer l’avancée de ces thèses dans la société.
Aucune formation politique représentative n’apporte aujourd’hui de réponse crédible face aux enjeux représentés par les crises environnementale ou sociale. En voulant relancer la croissance économique (capitaliste, rouge ou même verte), toutes vont nous précipiter davantage dans le mur des limites des ressources de la planète et engendrer une nouvelle récession. Il est temps de lever le nez du guidon.
Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :
• Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;
• Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;
• Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;
• Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;
• La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;
• Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Elle nécessite des réponses sur ces plans. Le nucléaire, les OGM, les agrocarburants ou les nanotechnologies nous conduisent dans des impasses dangereuses ;
• Une décroissance de l’emprise du pouvoir économique sur les médias, pour une presse européenne indépendante exerçant sa fonction de quatrième pouvoir, et non celle d’outil de propagande consumériste ;
• Une décroissance de la publicité, outil d’une propagande insidieuse qui fait de nous des gavés ou des frustrés de la consommation.
Nous voulons une Europe du partage, ouverte sur le monde. Une Europe qui reconnaît ses crimes liés au colonialisme, celui d’hier et d’aujourd’hui. Une Europe de l’égalité dans la promotion de la diversité de ses cultures. Une Europe veillant sur la nature comme on cultive un potager. Une Europe où chacun d’entre nous sera considéré avant tout comme un être humain et non pas un petit soldat de l’économie dont le seul horizon est de consommer et produire chaque jour davantage. Une Europe qui ne soit pas une entreprise dont la réussite se mesure à l’aune de l’augmentation du PIB mais une communauté solidaire chez elle comme solidaire au monde.
Je vous engage bien sûr à aller signer cet appel et à le diffuser autour de vous...
pour signer, il suffit de cliquer sur l'image.
08 novembre 2008
Une maison en paille....
L'idée peut paraitre saugrenue... Tout le monde a en tête le méchant loup qui souffle sur la maison du premier petit cochon qui doit se réfugier chez son frère qui a une maison en brique (bon, je simplifie, hein, mais en gros, nous en sommes réduits à cet unique cliché!)
Mais la réalité est beaucoup plus simple, et la construction en paille de plus en plus plébicitée....
Mais commençons par le début : une maison en végétaux n'est elle pas la solution la plus logique au regard de notre histoire ? Les maisons "en dur", en béton et briques ne sont apparues que très récemment... De nombreuses architectures ont souvent utilisées la paille, et ce pour plusieurs raisons, notamment le faible coût des matières premières, la facilité et la rapidité de mise en oeuvre.
ekopédia développe plus en détail les avantages de la construction en paille.
Je cite, donc :
- Le bâtiment en paille est très économique : il est très isolant
(donc, les factures de chauffage sont considérablement diminuées), les
matériaux utilisés sont accessibles localement et parfois à bas prix
(un ballot moyen coûte environ 1 €, on utilise en général du bois pour
la charpente et l'armature; les pierres et la chaux remplacent le béton
armé et les autres matériaux industriels, importés parfois de
l'étranger !). Surtout, il est très facile de construire soi-même sa
maison en paille, or la main-d'œuvre nécessaire pour faire construire
sa maison représente environ 75 % du prix.
- La construction en paille est très écologique : elle n'a pas forcément besoin de matériaux industriels ; mais ce n'est pas forcément non plus une cabane de pêcheur ! De plus, le bâtiment est durable, et quand il arrive en fin de vie (un siècle ? deux siècles ?), il retourne naturellement à la terre.
- Une maison en paille est très saine (hors aménagement) si elle n'est constituée que d'aucun matériau toxique. Par exemple, un mur en paille peut être enduit de terre, de chaux, coloré en peintures naturelles, sans faire appel à des solvants, des colles, des produits de traitement, des matières synthétiques éventuellement cancérigènes... Malheureusement, l'équipement et l'aménagement apporte toujours son lot de toxiques (tubes pvc, gaines et réseau électrique, mobilier, revètements synthétiques...)
- La paille compressée en botte, est très isolante, donc elle élimine tous les efforts techniques et financiers pour chauffer et isoler une maison. Il suffit de protéger les bottes par un enduit ou du bois. De plus les enduits intérieurs apporte une inertie thermique importante permettant de garder chaleur ou fraicheur suivant la saison. Enfin, la paille serait aussi un bon isolant phonique, et acoustique (une salle de musique a été construite en France).
- Elle demande des matériaux disponibles sur tout le globe : la paille (de blé, de riz, de seigle, etc.), du bois, de la chaux, de la terre, et parfois des pierres. Reste évidemment quelques matériaux industriels : verre, conduits électriques et plomberie.
- Elle est rapide et agréable à mettre en oeuvre, à condition d'avoir un peu d'expérience. Construire soi-même est aussi une expérience inoubliable, et une formation grâce aux chantiers participatifs.
- Les murs respirent : la paille fait circuler à travers elle l'air et l'humidité à merveille.
- Les habitants mettent souvent en avant le confort hiver comme été.
- enfin, les constructions possibles sont très diverses, avec le matériau très fonctionnel qu'est le ballot de paille, vous pouvez réaliser la maison de vos rêves, suivant vos plans, l'architecture qui vous plaît, vous pouvez aussi la modifier plus tard. On peut dire aussi que construire en paille permet de ne faire que quelques étages dans un bâtiment : elle nous oblige à rester les pieds sur terre, à ne pas construire d'HLM ou d’immeubles!
- Ne correspond pas aux idées reçues, est l'objet de nombreux préjugés : la paille n'attire en aucun cas les rongeurs ou autres nuisibles, la paille résiste mieux aux incendies que le béton armé (des tests sont disponibles sur Internet), bien conçue, elle reste en place bien plus longtemps que certains batiments en béton (les HLM des années 70 se font déjà démolir aujourd'hui), elle n'est pas un retour en arrière, bien au contraire, elle permet de nombreuses architectures, et va bien plus loin en matière de respect de l'environnement que le "développement durable"
Quelques inconvénients tout de même (et peu nombreux!!) :
- Constructions limitées à 4 ou 5 étages (à moins de faire l'armature en béton et en acier...)
- Il faut faire attention à ne pas avoir d'eau dans la paille, mais en fait cela n'est pas dur et se répare en général facilement, ainsi que les enduits terre qui sont fragiles si mal protégés.
- La paille est loin d'être démocratisée : il faut souvent se débrouiller pour trouver les matériaux et le soutien, et certaines personnes accrochées aux modes de construction industriels n'ont pas encore pris conscience de l'énorme potentiel de l'utilisation de la botte de paille dans la construction.
Si on résume, Cela répond bien-sur à des problématiques environnementales bien-sur mais aussi de confort de santé, de technique et d'architecture. Alors, pourquoi se priver ?
Une petite bibliographie pour finir et donner de bonnes idées...
- Les Compaillons
- Approche-paille
- la maison en paille
- Botmobil
- J. Rochefort Simart, Manuel de l'autoconstruction. La maison en ballots de paille (Broché)
- A. De Bouter, Bâtir en Paille : Guide pratique de la construction en bottes de paille (Broché)
- A. et H. Gruber, Construire en paille aujourd'hui (Broché)

20 mai 2008
Loi OGM
OGM : vote de la loi
cette semaine
Plus de 40 000 personnes ont signé la pétition de la revue L'Ecologiste et de l'association OGM Dangers! pour demander l'interdiction des OGM, contribuant ainsi au rejet du projet de loi sur les OGM en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai.
Le même projet de loi sera présenté mardi 20 mai devant les députés et jeudi 22 mai devant les sénateurs.
Rappelons que ce projet de loi autorise les plantes et les animaux transgéniques, contrairement à ce que souhaitent l'immense majorité des Français selon les sondages unanimes depuis dix ans.
La revue L'Ecologiste et l'association OGM dangers font donc appel à la conscience de tous les parlementaires afin qu'ils confirment le rejet de ce projet de loi.
Nous demandons au secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian de voter à l'Assemblée nationale l'interdiction des OGM dans les champs, en cohérence avec l'interdiction des OGM dans les assiettes des cantines qu'il vient de faire adopter en tant que président du Conseil général des Hauts de Seine.
Vous pouvez faire circuler ce mail pour faire signer la pétition en ligne www.ogm-jedisnon.org et écrire et faire écrire aux parlementaires très simplement depuis ce site. C'est urgent et c'est efficace !
L'association OGM dangers
La revue L'Ecologiste
01 octobre 2007
Contre-Grenelle de l'environnement le 6 octobre à Lyon
Je pense que tout le monde sait que le gouvernement organise pendant tout le mois d'octobre un "Grenelle de l'environnement"... Bon, a priori, ça pourrait paraitre tentant... MAIS...
Mais voilà, est-ce bien sérieux de la part du gouvernement Sarkozy de nous faire croire à sa bonne foi écologique lorsque Borloo a été nommé au poste de ministre de l'environnement comme s'il s'agissait d'une punition après sa gaffe ? Est-ce bien sérieux de la part du gouvernement Sarkozy de nous faire croire à sa bonne foi écologique lorsque notre cher président parle à l'ONU de généraliser le nucléaire en France et dans le monde, et de construire de nouvelles autoroutes ? Est-ce bien sérieux de la part du gouvernement Sarkozy de nous faire croire à sa bonne foi écologique quand Monsieur Borloo va constater les dégats du réchauffement climatique en jet privé, que le réseau "sortir du nucléaire" n'est pas convié ?
Bon, la liste est longue... Alors! Alors, quoi?
Alors, ça bouge, à Lyon... Un Contre-Grenelle de l'environnement est organisé le 6 octobre toute la journée.
Voila le site qui vous donnera toutes les infos, le programme de la journée, le pourquoi du comment, des contacts, etc.
http://www.contre-grenelle.org/

28 septembre 2007
des nouvelles de la conférence...
J'avoue qu'en y allant, j'étais déçue de l'absence de Serge Latouche... Mais Paul Ariès est quelqu'un de passionnant!!! Chaque intervenant a parlé 1/2 heure, puis le public a pu leur poser quelques questions. Paul Ariès d'abord souligné le lien entre crise écologique et crise sociale. Puis il a exposé sa volonté de sortir de l'hypercapitalisme, qui répond à une logique de "gratuité zéro". En fait, la zéro gratuité a selon lui plusieurs conséquences : le manque de solidarité évident entre les consommateurs, qui nourrit la crise sociale, et l'impression des consommateurs de pouvoir consommer sans modération à partir du moment où ils payent...
Il propose donc une société de la gratuité : cela permettrait selon lui de rétablir des liens de solidarité, et concernant l'écologie, cela permettrait de surtaxer tout ce qui n'est pas nécessaire, afin de dissuader d'un usage excessif. Par exemple pour l'eau, l'eau potable à boire serait gratuite, alors que l'eau potable utilisée pour laver les voitures et remplir les piscines serait surtaxée...
Paul Ariès a également créé un journal dont le premier exemplaire est sorti en juillet... J'ai acheté le deuxième exemplaire du "Sarkophage", et j'ai été surprise. Je ne m'attendais pas à des analyses politiques et des articles variés de cette qualité...
Quoi qu'il en soit, je recommande à tous d'en acheter un exemplaire, au moins pour essayer...
24 septembre 2007
conférence croustillante
Avis à tous ceux et celles, lyonnais(e) ou pas qui souhaitent assister à un débat fort intéressant, avec Paul Ariès (qui remplae Serge Latouche) et Geneviève Azam.
Cela se passera mardi 25 octobre à la bourse du travail à 19h, à Lyon, sur le thème " Quels choix s’imposent aux sociétés face à la crise écologique ? "
SOyons nombreux!!


















